Si l'odeur de la chair me pousse dans tes bras Hagard et vil au fil de l'air étanche Si l'ordre dans ma tête me refuse à la loi Sous l'oeil vide d'un âge étrange J'irai vivre sous l'aile ivre de mes rêves maudits Caresser les mèches ivres des cheveux maudits Embrasser les reflets doux de la chair qui résistent Quand l'art cède à l'envie J'en viendrai à me dire que l'âge est merveilleux Qui prend le temps de radoter à la peau rêche qui démange J'en viendrai à souffrir le souffle ému des vieux Qui se traînent nus dans la fange Mais l'odeur de tes lèvres m'attire contre toi Saisi par la chaleur de mon désir en langes Réduit à la colère qui gronde autour de moi Face aux âmes tristes qui foutent tout en l'air Et si je me perds J'irai vivre sous l'aile ivre de mes rêves maudits Caresser les mèches ivres des cheveux maudits Embrasser les reflets doux de la chair qui résistent Quand l'art cède à l'envie J'ai couché à mon heure ton corps sur le papier Délesté de mes hontes à tort affligeantes J'ai voulu boire aux lèvres qui m'étaient destinées Sans rougir aux vins étranges Mais l'or serré des chairs me retient contre toi Hagard et vil au fil des jours qui changent Si l'air ému des foules te revient contre moi À l'heure dite où s'envoie en l'air Et si je me perds J'irai vivre sous l'aile ivre de mes rêves maudits Caresser les mèches ivres des cheveux maudits Embrasser les reflets doux de la chair qui résistent Quand l'art cède à l'envie